Pollution lumineuse

Pollution lumineuse

Il y a quelques semaines, j'ai profité d'un voyage dans le Jura pour faire un arrêt dans le Morvan, l'un des lieux les mieux préservés niveaux pollution lumineuse en France. L'occasion de me faire quelques photos du ciel nocturne.

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Les enfants, qu'est-ce que la pollution lumineuse ?

Il s'agit de l’impacte de l’éclairage artificiel sur les organismes vivants, les animaux, végétaux et humains, ainsi que sur le ciel nocturne.

Vous avez déjà entendu chanter des oiseaux diurnes à 3h du matin ? Pollution lumineuse.

Voici une carte choppé sur lightpollutionmap.info pour visualiser cette pollution. Plus ça tire vers le rouge/violet plus il y a de la lumière. Plus ça va vers le bleu/gris, plus c'est propre. Vivant en région parisienne, disons que je ne vois pas beaucoup d'étoiles la nuit... Mais en Belgique, c'est un autre niveau avec toutes leurs routes éclairées la nuit.

Carte de la pollution lumineuse en France

En passant la nuit proche d'un lac dans le Morvan, j'espérai prendre quelques photos de la Voie Lactée, la galaxie dans laquelle nous résidons.

Mais au final, c'est une autre forme de pollution qui m'attendait. Les satellites.

Sur cette photo on est une pause longue. L'appareil est sur trépied et capture la lumière pendant 10 ou 20 s. Pendant ce temps-là un satellite (enfin.. plusieurs... beaucoup même) passe par là. La lumière du soleil encore visible à leur altitude se réfléchit sur leur structure et panneau solaire et on les voit depuis le sol.

Le problème existe depuis un moment. Mais depuis que certains se mettent en tête de balancer des milliers de satellites dans l'espace par an (Musk en tête mais ce n'est pas le seul) le problème a pris une autre dimension.

Ce graphique montre l'évolution du nombre d'objets en orbite terrestre. On en compte plus de 30 000 en 2025. Et quand on regarde la courbe bleue qui représente les satellites en activité ou en fin de fin, on se doute qu'en 2026, le chiffre sera encore plus important.

(Source : CNES)

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Parenthèse : le syndrome de Kessler

Notez le pic en 2007 qui est dû à un test de tire anti-satellite par la Chine sur l'un de leur propre ancien satellite... Et inutile de taper sur la Chine, les États-Unis l'ont fait, la Russie l'a fait et l'Inde l'a fait. L'impacte a juste était moins important.

Si tout le monde s'amuse à faire péter des satellites et que d'autres s'amusent à en envoyer toujours plus, à un moment, il y a un fort risque de collision ce qui peut entrainer un syndrome de Kessler, où des débris détruisent un satellite ce qui créé d'autres débris qui entrainent à leur tour la destruction d'autres satellite créant ainsi une réaction en chaine. Cela peut rendre une orbite totalement inutilisable. De plus, cela peut avoir un impact sur des satellites encore en activité voir sur des vaisseau habité (comme l'ISS par exemple).

Bon, si ça ne faisait que me faire chier moi, on s'en remettrait. Mais le souci c'est que ça pourrit les observations des astronomes dont c'est le métier d'observer le ciel. En plus de polluer l'atmosphère au décollage et à chaque rentré dans l'atmosphérique. Oui parce qu'une écrasante majorité des satellites font partie de constellation de milliers de satellites (type Starlink). Et ceux-là sont jetables. Ils ne durent que quelques années avant de redescendre pour brûler dans l'atmosphère. Et il faut en envoyer toujours plus pour maintenir et améliorer le service.

Et je ne parle pas de la connerie d'envoyer des serveurs dans l'espace pour l'IA...

Bref, je voulais juste me plaindre qu'on ne peut plus faire une photo du ciel sans qu'elle soit zébrée de dizaine de traits lumineux.

Rappelez-vous que derrière le marketing, les belles paroles, il y a des conséquences. Et ce n'est pas parce que dans nos villes déjà polluées par l'éclairage nocturne on ne le voit pas que ça n'existe pas.